Le district sanitaire de Vo a passé en revue ses activités de l’année 2025 lors d’un atelier organisé du 17 au 19 février à Vogan (environ 50 Km nord-est de Lomé). Cette évaluation annuelle met en lumière des progrès encourageants, notamment en matière de santé maternelle, tout en révélant des fragilités persistantes qui appellent à une action renforcée.
Parmi les indicateurs suivis, le taux de femmes enceintes ayant effectué au moins quatre consultations prénatales (CPN) est passé de 40,57 % en 2024 à 44,77 % en 2025. Une évolution positive, certes, mais encore insuffisante au regard des objectifs nationaux et des besoins réels des femmes. Derrière ces chiffres se jouent des enjeux majeurs : accès équitable aux soins, qualité de l’accueil, suivi régulier des grossesses et prévention des complications.
La vaccination des enfants de 0 à 11 mois enregistre, quant à elle, des performances élevées. La proportion ayant reçu trois doses du vaccin pentavalent a atteint 98,79 % en 2025, contre 97 % l’année précédente. Cette progression traduit les efforts des équipes sanitaires pour protéger les nourrissons et réduire les risques de maladies évitables.
Toutefois, le tableau reste contrasté. Les cas d’infections aiguës des voies respiratoires ont fortement augmenté, passant de 5 353 en 2024 à 10 118 en 2025. Une hausse préoccupante qui souligne la nécessité d’améliorer la prévention, le dépistage précoce et la prise en charge, en particulier pour les femmes et les jeunes enfants souvent plus vulnérables.
La couverture des besoins en personnel de santé au niveau primaire, bien qu’en légère progression (de 6,5 % à 8,3 %), demeure faible. Ce déficit impacte directement la qualité des services offerts aux populations, notamment aux femmes enceintes qui ont besoin d’un suivi rapproché et sécurisé.
Inscrite dans le cadre du Plan national de développement sanitaire 2023-2027, cette revue vise à analyser les progrès, identifier les goulots d’étranglement et formuler des solutions concrètes.
Atha ASSAN






