L’ONG Initiative Féminine pour le Développement (IFD) œuvre au renforcement de l’engagement des jeunes filles et femmes dans la prévention des violences basées sur le genre (VBG) et la promotion de la santé sexuelle et reproductive (SSR). Du 1er au 3 octobre 2026 à Kpalimé, elle a réuni 25 participantes âgées de 15 à 35 ans autour d’un atelier de renforcement de capacités, avec l’appui de l’Initiative Pananetugri, dans le cadre du projet « Féministes en Action 2 ».
Pendant trois jours, les participantes ont approfondi leurs connaissances sur la SSR, les VBG et le féminisme, tout en réfléchissant à leur rôle dans leurs communautés.
La première journée a été consacrée à la santé sexuelle et reproductive. Animée par Mme Etou Essénam, sage-femme d’État à Aného et formatrice, la session a porté notamment sur le cycle menstruel et les méthodes contraceptives.
Pour Catherine, jeune féministe participante, cette formation lui a permis de mieux comprendre son cycle et de prendre des décisions plus éclairées concernant sa santé.
« Avant cette activité, je ne savais pas vraiment comment lire mon cycle menstruel ni identifier ma période d’ovulation. Grâce aux échanges et à la formation, j’ai appris à mieux comprendre mon corps, à suivre mon cycle et à savoir à quels moments je dois être plus vigilante », témoigne-t-elle.
Les deux journées suivantes ont porté sur les violences basées sur le genre. Les notions de sexe, genre, égalité, équité, ainsi que les causes et conséquences des VBG ont été abordées. Le féminisme a également fait l’objet d’échanges avec les participantes.

Ces sessions, conduites par Mme Nabroulaba Reine, directrice exécutive de l’Association Mains du Développement (AMD) et formatrice, ont privilégié les causeries et les travaux de groupes. Une approche participative destinée à placer les jeunes femmes au cœur des réflexions.
« L’objectif est que les jeunes filles deviennent à leur tour des relais de connaissances. La création de clubs dans les écoles et les quartiers permettra de poursuivre les échanges sur la SSR, les grossesses précoces, les VBG et l’égalité », explique la formatrice.
La formation s’est achevée par la création d’un club dans les communautés des participantes. L’initiative vise à leur permettre de poursuivre la sensibilisation auprès de leurs pairs et de créer des espaces d’échanges autour des droits et de la santé des filles et des femmes.
« En trois jours, cette formation m’a permis de mieux comprendre mon cycle, la contraception et les VBG. J’aimerais qu’elle se poursuive pour continuer à apprendre », confie Mossoulietou, l’une des participantes.
Pour l’IFD, la mise en place de ce nouveau pool féministe à Kpalimé constitue une étape pour renforcer le leadership communautaire des jeunes filles et femmes dans la région des Plateaux.
« L’objectif de ce nouveau pool constitué est qu’il devienne un relais dans la région des Plateaux. Que ces jeunes filles et femmes créent des clubs et des espaces pour sensibiliser leurs communautés sur les VBG et la culture de la dénonciation », souligne Mme Totine Kolani, directrice de l’ONG IFD.
À travers cette initiative, l’organisation souhaite ainsi faire des participantes des actrices de prévention et de lutte contre les VBG, capables de transmettre les connaissances acquises et de contribuer à faire évoluer les perceptions au sein de leurs communautés.
Larissa KUEGAH






