Les violences basées sur le genre (VBG) constituent des violations graves des droits humains. Elles compromettent la santé, l’intégrité physique, l’éducation et l’autonomisation des filles et des femmes. Pour accompagner le gouvernement togolais dans ses efforts de promotion de l’égalité et de l’équité genre, le ministère des solidarités du genre de la famille et de la protection de l’enfance avec l’appui de la coopération allemande à travers le projet « Dezon » de la GIZ au Togo, a organisé du mardi 31 mars au mercredi 1er avril 2026 à Kara, un atelier de capitalisation et d’échanges d’expériences des actions de sensibilisations communautaires en matière de lutte contre les Violences basées sur le genre (VBG).
L’atelier fait suite à une série de sessions de renforcement de capacités des acteurs communautaires sur leur rôles et responsabilités dans la lutte contre les mariages précoces/forcés et les mutilations génitales organisée au cours de l’année 2025.
La rencontre se veut un cadre de partage en vue d’élaborer des stratégies capables d’agir sur les motifs qui entravent la lutte contre les VBG. L’objectif est de contribuer à l’amélioration efficace des interventions communautaires de prévention et de lutte contre les violences basées sur le genre à travers la capitalisation des expériences et des pratiques mises en œuvre par les acteurs communautaires formés.
« Comment mieux sensibiliser les populations contre les Violences Basées sur le Genre ?», c’est la question qui était au cœur des échanges entre les organisations de la société civile et les partenaires de la GIZ. Ensemble, ils ont partagé les meilleures pratiques et identifié les obstacles qui freinent encore les actions sur le terrain. Il était également question de faire le bilan des activités de sensibilisations menées sur le terrain.
Les participants venus de la région des Savanes, de la Kara et de la Centrale, ont échangé autour des stratégies de communication, de l’implication des leaders communautaires et du rôle cruciale de la sensibilisation dans la prévention des violences basées sur le genre.
Le premier adjoint au maire, Tata Kelem, représentant le maire de la commune Kozah1, s’est félicité de la pertinence du thème qui témoigne de l’intérêt accordé à l’épanouissement de la femme et de la jeune fille togolaises sur tous les plans, et surtout aux questions liées aux violences basées sur le genre notamment les rites de veuvage, la mutilation génitale, les mariages forcés, les grossesses précoces et le harcèlement sexuel.
A l’ouverture des travaux, le directeur régional des solidarités, du genre de la famille et de la protection de l’enfance, Atoukoussi Wédé, a exprimé sa gratitude à la GIZ et à ses partenaires qui s’investissent inlassablement aux côtés du gouvernement togolais pour la réduction des inégalités et des violences basées sur le genre, ainsi qu’aux hommes et femmes qui se sont engagés pour les combattre.
Marceline TCHAKPALA



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