Lancé le lundi 16 mars 2026 à Kpalimé, le projet « EcoFemmes : Agriculture bio et énergie verte », financé par l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF), ambitionne d’autonomiser 130 femmes rurales de Kloto 1 à travers des pratiques agricoles durables et des solutions énergétiques innovantes.
Doté d’un financement de plus de 52 millions de francs CFA, « EcoFemmes : Agriculture bio et énergie verte » sera mis en œuvre sur une période de 36 mois. Les activités se dérouleront sur deux sites agricoles situés à Volové (1,39 hectare) et à Nyivé Wodomé (2 hectares). Le projet prévoit la mise à disposition d’espaces agricoles sécurisés afin de permettre aux bénéficiaires de pratiquer l’agriculture biologique et d’améliorer leurs rendements.
Dans une approche intégrée, « EcoFemmes » introduit également des solutions énergétiques durables. Des biodigesteurs seront installés pour produire du biogaz, lequel alimentera des motopompes hybrides destinées à l’irrigation des exploitations. Chaque village bénéficiaire sera ainsi équipé d’une motopompe fonctionnant grâce à cette énergie renouvelable.
Au-delà de la production agricole, les femmes bénéficieront de formations en transformation des produits, en entrepreneuriat, en gestion financière simplifiée et en marketing digital. Ces compétences visent à faciliter leur accès aux marchés et à renforcer la valorisation de leurs productions.
Par ailleurs, dix volontaires seront formés à la construction et à l’installation de biodigesteurs, avec pour objectif de vulgariser cette technologie dans les ménages et de réduire l’utilisation du bois de chauffe et du charbon.
Pour la directrice de l’ONG AIL et coordonnatrice du projet, Mme Mansan Séna Chakpla, cette initiative constitue une véritable opportunité d’épanouissement pour les bénéficiaires. Elle souligne que les femmes seront également formées à la production de biofertilisants, de bioprotecteurs et de biogaz, ainsi qu’aux techniques d’agriculture durable. « Aujourd’hui, ces produits sont vendus à des prix élevés et ne sont pas toujours de bonne qualité sur le marché », a-t-elle précisé.
Selon les responsables, l’initiative contribuera à améliorer durablement les conditions de vie des femmes rurales, tout en réduisant les émissions de gaz à effet de serre et les risques sanitaires liés à la fumée des cuisines traditionnelles.
Atha ASSAN






