Du 17 au 22 août 2026, plusieurs centres de formation professionnelle des communes du Golfe 5 et du Golfe 7, à Lomé, ont accueilli une campagne de sensibilisation de masse sur les violences basées sur le genre (VBG), ainsi que sur la santé sexuelle et reproductive et les droits (SSRD). Organisée par l’Initiative Féminine pour le Développement (IFD) avec le soutien du Fonds Pananetugri, cette campagne visait à renforcer les connaissances des jeunes sur ces enjeux et à promouvoir des comportements favorables à la prévention des violences et à l’exercice de leurs droits en matière de santé sexuelle et reproductive.
À travers cinq campagnes dans les centres de formation professionnelle de Segbé, Sanguéra, Avédji, Djidjolé et Adidogomé, cette action a ciblé les jeunes filles et femmes ainsi que les garçons âgés de 15 à 35 ans.
La rencontre s’inscrit dans la continuité de la première phase du projet « Féministes en Action », menée dans les écoles sur les VBG et la SSR. Face aux besoins constatés, cette deuxième phase cible désormais les jeunes en formation dans les centres d’apprentissage.
« Les jeunes apprenants sont exposés aux violences verbales, psychologiques, au harcèlement et parfois même aux agressions sexuelles. Il est donc essentiel qu’ils connaissent leurs droits et comprennent qu’ils ne doivent plus garder le silence », a souligné Totine Kolani, Directrice exécutive de l’ONG IFD.
Cette campagne a aussi permis aux jeunes de mieux comprendre les différentes formes de VBG, leurs causes et leurs conséquences, mais également les mécanismes de prévention, de dénonciation et les voies de recours. L’accent fut de même mis sur la santé sexuelle et reproductive, avec des échanges autour de la prévention des grossesses précoces, des méthodes contraceptives, des IST/VIH, du consentement et de l’accès à des services adaptés aux jeunes.


La directrice exécutive de l’Ong a renchéri que la méconnaissance des méthodes contraceptives expose les jeunes filles aux grossesses précoces qui peuvent interrompre leur formation et compromettre leurs rêves.
« C’est pourquoi nous avons choisi d’associer la SSR à la lutte contre les VBG dans les centres de formation professionnels », a t-elle affirmé.
Pour atteindre ces objectifs, une approche participative a été adoptée. Des animations et des échanges étaient mis en place avec les apprenants, à l’aide notamment de flyers et de supports de sensibilisation.
Au-delà de la sensibilisation des apprenants, l’initiative entend également renforcer l’expérience du pool des jeunes féministes de Lomé en matière de communication sociale, de mobilisation communautaire et de sensibilisation sur les VBG et la SSR. Pour cette phase environ 4000 filles et garçons ont été ciblés.
Larissa KUEGAH






