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Viol sur mineures : une double peine, les mères aussi confrontées à l’horreur

27 octobre 2024
Viol sur mineures : une double peine, les mères aussi confrontées à l’horreur
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Les cas de viol sur mineures sont signalés régulièrement dans nos sociétés. Les conséquences qui en découlent sont aussi désastreuses pour les victimes que leur famille. Ce reportage vous plonge dans le vécu poignant des mères des filles victimes de viol. Une situation assez révélatrice d’une autre facette de cette perversité sexuelle.

En décembre 2023, dame Adjo, mère d’une fille de 16 ans en situation de handicap, victime de viol, est allée se plaindre au centre KEKELI, tenu par des sœurs carmélites. La structure prend en charge des enfants victimes de viols et d’agressions sexuelles. En effet, selon les témoignages recueillis sur place, des voisins vicieux profitent des heures de travail de la dame pour abuser sexuellement de sa fille. « Il y a un meunier du quartier, âgé de plus de 40 ans, qui venait violer la jeune fille. Après l’acte, il lui donne quelques pièces de monnaies. Ce dernier guette la maman dès qu’elle sort, il passe faire ses basses besognes jusqu’à ce que la fille soit tombée enceinte », informe-t-on.

L’agresseur sera poursuivi et appréhendé, ce qui malheureusement, n’a pas dissuadé un autre homme, moins jeune que le premier de commettre le même acte criminel sur la même fille, 6 mois après l’accouchement issu du premier viol. Arrivée à nouveau au centre KEKELI, basé à Lomé, « la maman était complètement abasourdie. Elle n’arrivait plus à gérer ses émotions. », rapportent des sources proches du dossier.

La douloureuse histoire de cette jeune fille abusée, n’est pas un évènement unique. Les cas de viol sur mineures sont légion. Parfois, c’est dans des familles recomposées que ces actes se déroulent. Le sort subi par Jemima, une autre adolescente dont le conjoint de sa mère abuse sexuellement d’elle en est une illustration éloquente. La maman, partie occasionnellement à l’intérieur du pays pour un séjour de trois jours dans le cadre de ses activités génératrices de revenus, son mari a contraint, de façon répétée, la fille à des actes sexuels. Lorsqu’à son retour, sa fille lui a raconté les faits, elle s’est écroulée : « Je ne savais pas quoi faire et à qui me confier. En tant que mère, c’était insupportable pour moi d’imaginer que ma fille ait subi de tels actes. Sachant que l’agresseur n’est autre que l’homme avec qui j’ai décidé de partager ma vie, me déchire encore plus. Même jusqu’aujourd’hui, je me réveille chaque jour, avec cette douleur qui ne me quitte jamais. Je cherche à trouver des réponses, mais je me sens impuissante », témoigne, les larmes aux yeux, la pauvre dame qui finalement, s’est séparée du conjoint vicieux.

Les auteurs des actes de viol, souvent n’habitent pas loin des victimes. Dans la plupart des cas, pour parvenir à leurs fins, ces derniers intimident et enjoignent les victimes de ne rien dire. Par conséquent, ces dernières se taisent.

Si souvent les violeurs sont des adultes, il faut tout de même relever que certains adolescents se livrent aussi à ces actes ignobles. Au cours de l’année scolaire 2023-2024, le centre KEKELI a été également saisi de l’affaire d’une fille de 8 ans violée par un garçon âgé de 15 ans. Les deux élèves fréquentaient le même établissement. Le garçon était aux toilettes quand il a senti une présence dans la cabine voisine. Il s’agissait d’une fille venue satisfaire un besoin pressant et qui n’a pas eu le temps de bien fermer la porte derrière elle.  Sorti précipitamment de sa cabine et constatant que l’autre porte était mal fermée, le garçon a foncé sur la fille qui n’a pas encore fini d’uriner. La prenant par les cheveux, il l’a traînée par terre jusque dans les toilettes des garçons où il a assouvi sa libido. Une fois rentrée à la maison, la fille qui marchait difficilement, a raconté les faits à sa mère. La maman, étranglée par la situation, a immédiatement saisi le  Commissariat de Police et a porté plainte à la brigade pour mineurs qui l’a orientée vers le centre KEKELI pour bénéficier d’un accompagnement. « Si je devais réagir immédiatement en allant dans cette école, j’allais commettre l’irréparable », a commenté la maman de la petite fille qui vit encore les séquelles de cette scène horrible.

Les chiffres glaçants d’une violence qui tue

De 2019 à 2023, le centre KEKELI a enregistré 477 cas de violences et abus sexuels sur mineurs. Un chiffre qui serait éventuellement plus élevé, si l’on encourage la dénonciation de ces actes devant les autorités judiciaires. Puisque dans la plupart des cas, les parties optent pour des règlements à l’amiable, ce qui constitue une autre injustice et une garantie de l’impunité.

Selon des informations fournies par le Centre KEKELI, de 2006 à 2020, 987 cas de violences sexuelles ont été enregistrés rien qu’à Lomé et dans la région Maritime. « Dans le lot des victimes, 962 filles et 25 garçons, âgés de 20 mois à moins de 18 ans ».

Séance éducative avec les enfants victimes de viol au centre KEKELI

Les assises ouvertes devant la Cour d’appel de Lomé le 05 juillet 2022 n’ont connu que 20 dossiers relatifs aux agressions sexuelles sur mineurs. Ce qui est largement en-deçà de la réalité.

Des blessures partagées

Selon le centre KEKELI, les parents accompagnateurs ou les plus touchés directement par des cas de viol sur les enfants, sont des mères précisément, « sur 10 cas, 7 sont des mères ».

Les violences sexuelles ont donc des impacts négatifs sur les victimes ainsi que sur leurs parents en particulier les mères. Selon André Ayivi, psychologue clinicien, en cas de violences sexuelles sur mineures, les mamans sont généralement les parents les plus impactés. Elles se culpabilisent même si ce n’est pas de leur faute. « Elles pensent à tous les sacrifices faits. Elles ne savent pas à quel moment elles ont failli à leur devoir. Elles se culpabilisent et cherchent continuellement à comprendre le pourquoi mais n’y arrivent jamais. Et parfois, elles en veulent à tort à la fille. Pour certaines mamans, c’est comme si elles ont raté une grande partie de leur devoir », révèle le psychologue.

En effet, le viol est une épreuve traumatisante. « C’est une mort psychologique. Quand on porte atteinte à la dignité d’une petite fille et qu’on ne la répare pas, ça veut dire qu’elle est détruite à vie. C’est tout son potentiel qui est agressé. Elle sera bloquée », fait savoir Mme Héloïse Adandogou d’Almeida, sage-femme.

C’est encore plus grave si la fille n’est pas encore active sexuellement. « Là, c’est une catastrophe », affirme le Professeur Sopho Boukari, gynécologue à la retraite.  « Il peut avoir des déchirures aussi bien pendant la pénétration qu’avant puisque la victime ne se laisse pas faire et se bat dans la plupart des cas. D’autres traumatismes sont possibles et la jeune fille violée peut être sujette à des infections directes ou qui vont se prolonger », a détaillé le médecin.

C’est ce que confirme une affaire qui a fait récemment l’objet d’un procès à la Cour d’assises de Lomé. Selon les faits, un apprenti maçon âgé de 18 ans a imposé dans la brousse, des rapports sexuels à une fillette de 8 ans, élève en classe de CE2. Les parents de la victime ont découvert leur fille dans un état très critique. Elle a été conduite précipitamment au CHR Lomé puis au CHU Sylvanus Olympio. Avec l’assistance du Centre Kékéli, l’adolescente a suivi successivement trois opérations chirurgicales sous la direction de Dr Koffi Akpadja, professeur de gynécologie et d’obstétrique, chef de services de gynécologie et d’obstétrique au CHU SO au moment des faits. L’état général de la victime, selon les résultats médicaux, a permis de noter un état de choc hypovolémique, hémorragique marqué par un important saignement du périnée et du vagin et un état psycho affectif. L’examen gynécologique a fait naître un délabrement du périnée et du vagin, une perforation laissant entrevoir dans le vagin une trace intestinale. En présence de l’état de choc et des lésions anatomiques, les médecins ont procédé, aux termes de deux mois d’hospitalisation, à la réanimation médicale, à la reconstitution du périnée et du vagin… Des faits qui montrent les conséquences désastreuses de tels actes sur les victimes et l’impact que cela pourrait avoir sur les parents.
Par ailleurs, les rapports sexuels issus de viol peuvent être fécondable et aboutir à une grossesse non désirée ou encore à des infections sexuellement transmissibles », soulignent les médecins.

Autres manifestations constatées chez les victimes de viol et leurs familles, en particulier les mères, on peut citer : le sentiment de culpabilité, la colère, la sensation d’étouffement, l’hyper vigilance, la peur, l’insécurité, des troubles de sommeil. « Certains parents se disent même qu’ils sont des mauvais parents. Les mamans n’ont plus le courage d’habiter le même quartier puisque disent-elles : cela peut se reproduire à tout moment. Si par mégarde quelque chose tombe où il y a un bruit, elles sursautent », a détaillé le  psychologue clinicien André Ayivi,  qui ajoute des cas de rejet de l’enfant. « C’est des sentiments de honte qui peuvent aller jusqu’à la dépression. Dès fois même, on rejette l’enfant. »
Les victimes souffrent également de l’insomnie et deviennent parfois très irritables. « A la moindre chose, la personne s’énerve. Souvent c’est ce qu’on rencontre chez les parents également », a indiqué le psychologue.
Par ailleurs, les activités des mères sont aussi impactées. « N’étant plus concentrées, elles n’arrivent plus à faire bien fonctionner leur commerce comme il se doit et sombrent  finalement dans la dette. D’autres pathologies peuvent se greffer sur ce traumatisme déclenché par l’abus sur son enfant », affirment d’autres sources bien informées.

De fait, il est conseillé pour les victimes ainsi que les témoins ou les proches, à part la prise en charge médicale, une prise en charge psychologique diligente pour réduire la souffrance psychique chez elles et éviter ainsi le stress post-traumatique.

La loi sévit

Au Togo, des mesures légales sont prises pour réprimer sévèrement les actes de violences sexuelles sur les mineures. Le code de l’enfant voté en 2007 prévoit des dispositions contre les violences à caractères sexuels sur les mineures. Selon l’article 396 du Code, « constitue un abus sexuel sur un enfant le fait, par toute personne en situation d’autorité ou de confiance ou par toute personne à l’égard de qui l’enfant est en situation de dépendance, de soumettre celui-ci à des contacts sexuels. L’abus sexuel commis sur un enfant est puni d’un (01) à cinq (05) ans d’emprisonnement ». Selon l’article 398, le viol consiste à imposer par fraude ou violence des relations sexuelles à autrui contre son gré.  Le viol commis sur un enfant sera passible d’une peine de cinq (05) à dix (10) ans de réclusion criminelle. Lorsque le viol est commis sur un enfant de moins de quinze (15) ans la peine est portée au double.

Par ailleurs, on peut aussi citer la loi N°2022-020 portant protection des apprenants contre les violences à caractère sexuel, votée le 29 novembre 2022. Avec le nouveau cadre juridique, « tout auteur d’acte à caractère sexuel sur un apprenant tombe sous le coup de la loi. Pour une grossesse, l’auteur encourt une peine d’emprisonnement de 1 à 5 ans et une amende allant de 1 à 5 millions FCFA si l’apprenant à 16 ans. Le double de la peine lui sera infligé si la victime a moins de 16 ans ».

Rompre le silence, protéger les enfants, punir les agresseurs

Somme toute, les violences sexuelles sur les mineures entraînent une double peine à la fois pour les victimes directes et leurs parents, notamment les mamans. Compte tenu de la gravité de l’acte et des conséquences douloureuses qui l’accompagnent, il est conseillé de renoncer aux règlements à l’amiable et dénoncer les auteurs de ces drames. Cela peut se faire dans l’anonymat en composant le « 1011 » qui est une ligne verte. Le passage devant un juge permet de défendre le droit des enfants, de faire bénéficier d’une prise en charge médicale et d’un suivi psychologique. Par ailleurs, cela permet d’intimider, voire dissuader, les individus tentés par cet acte ignoble qui vivent dans la majorité des cas dans le cercle environnant des victimes.

Selon Mme Assera Okpar, substitut du procureur de la République près le tribunal de Lomé, il est très important de porter plainte pour à la fois rendre justice à la victime en question, mais également à tous les enfants.  « Ceci, pour décourager tout potentiel candidat à ces genres de crimes », a-t-elle signifié à la fin d’un procès ayant conduit à condamner, en juillet 2022, à 10 ans de réclusion criminelle, un enseignant volontaire accusé de crime de pédophilie sur une élève de 14 ans.

Pour prévenir des violences pareilles, les parents sont aussi invités à être ouverts et empathiques avec leurs enfants pour être au courant des fréquentations et du quotidien des enfants pour savoir adapter leur communication et partager des stratégies appropriées avec elles pour que ces dernières ne tombent pas dans les pièges des agresseurs qui tendent souvent des appâts à leurs victimes innocentes. Inculquer la notion de masculinité positive aux jeunes garçons et aux adultes serait aussi un atout.

Quelle que soit la gravité de la situation, ou la honte que cela crée, il est conseillé d’avoir le courage, se rendre dans un centre de police pour dénoncer les auteurs ou encore se rendre au niveau des associations de défense des droits de l’Homme pour avoir un soutien.

La justice doit également jouer sa partition puisque la méfiance vis-à-vis de la justice est souvent pointé du doigt. Parfois les victimes ne portent pas plaintes parce qu’ils doutent de l’efficacité du système judiciaire, craignent la corruption, ou n’ont pas confiance dans la confidentialité de la procédure. Les longues procédures judiciaires, les coûts associés, ou l’impunité des découragent également les plaintes.

Atha ASSAN

Tags: Centre KEKELICour d'assises de LoméPédophilieVBGViol sur mineures

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