Le Programme des nations unies pour le développement (PNUD) avec le soutien du Fonds des nations pour la population (UNFPA) organise les 23 et 24 juillet à Lomé une rencontre de renforcement des capacités des points focaux des cellules genres impliquées dans la lutte contre les Violences basées sur le genre (VBG). Elle est placée sous le leadership du ministère de l’Action sociale, de la Solidarité et de la Promotion de la Femme.
Les participants améliorent leurs connaissances sur les défis liés aux problématiques d’égalité de genre et de Violences basées sur le genre au Togo.
En marge du renforcement des capacités des acteurs, il est prévu la planification de manière concertée de l’édition 2025 des activités des 16 jours d’activisme contre les VBG qui se déroulent chaque année du 25 novembre au 10 décembre.
Aussi, des participantes et participants mènent une réflexion collective sur les messages de sensibilisation, les stratégies de communication et la diffusion des textes réglementaires en faveur de l’égalité et de la non-discrimination.
La team leader gouvernance du PNUD à relever des efforts consentis par l’agence pour une meilleure protection des victimes de VBG.
« Le PNUD considère que la lutte contre les violences basées sur le genre ne peut être efficace que si elle repose sur une approche multisectorielle, inclusive et ancrée dans les réalités locales », a souligné Épiphanie HOUMEY team leader gouvernance au PNUD. Elle a rappelé des actions menées par l’agence onusienne en faveur de l’égalité de genre. Il s’agit, entre autres, du soutien juridique aux femmes rurales à travers l’établissement de jugements supplétifs, l’entrepreneuriat féminin dans le cadre de la Zone de Libre Échange Continentale Africaine (ZLECAf) et des sensibilisations sur les VBG.

Au vu de ces différentes actions, la team leader a indiqué que le bureau du PNUD au Togo envisage de participer au processus du Gender Equality Seal pour la période 2025-2027. C’est un mécanisme mondial de certification mis en place par le PNUD pour encourager et reconnaître les institutions qui intègrent efficacement l’égalité de genre dans leurs politiques, programmes et pratiques internes.
Lors de la rencontre, une présentation des VBG a permis aux participantes et acteurs de prendre connaissance des différentes violences retenues par le pays dans la foulée de l’harmonisation des outils des centres d’écoute. Elles sont psychologiques, sexuelles, économiques et institutionnelles.
Un document de la prise en charge des victimes de ces violences a été élaboré et validé en 2023. Dénommé le protocole de prise en charge des victimes des VBG, il contient des principes directeurs pour une efficacité des interactions des acteurs impliqués étant donné que la prise est holistique. Des maillons de la chaîne qui contribuent à la construction d’une société plus juste et plus équitable pour un développement inclusif et durable au Togo.
Ida BADJO






