L’ONG Initiative Féminine pour le Développement (IFD) poursuit ses actions en faveur de l’épanouissement des jeunes filles et femmes. Après Lomé, l’organisation a tenu, du 6 au 8 août 2026 à Aného, un atelier de renforcement des capacités à l’endroit d’une vingtaine de jeunes filles féministes de la localité. L’initiative visait à consolider leurs connaissances sur la Santé Sexuelle et Reproductive (SSR), les Violences Basées sur le Genre (VBG) et le féminisme.
Cette activité s’inscrit dans la deuxième phase du projet « Féministe en action », et entend renforcer l’engagement et la participation active des jeunes filles activistes féministes au sein de leurs communautés.




Quelques images de l’atelier
La SSR au cœur des échanges
La session consacrée à la Santé Sexuelle et Reproductive (SSR) a été animée par Mme Etou Essénam, sage-femme d’État à Aného et formatrice. Les participantes ont été surtout sensibilisées sur plusieurs questions relatives à la grossesse précoce et aux méthodes contraceptives.

« L’objectif était d’aider les jeunes filles à prendre conscience des conséquences liées aux grossesses précoces. Les échanges ont également porté sur les méthodes contraceptives, notamment les méthodes réversibles et les méthodes permanentes ou irréversibles », a expliqué Mme Etou Essénam. .
Pour Géraldine, jeune activiste féministe ayant participé à la rencontre, cette session lui a permis de mieux comprendre l’importance de l’information dans la prise de décisions responsables.
« J’ai compris l’importance de mieux m’informer sur les notions liées à la grossesse précoce et à la contraception afin de pouvoir prendre des décisions responsables. Les échanges m’ont permis d’avoir des réponses claires », a-t-elle déclaré.
Mieux comprendre les VBG et le féminisme

La formation s’est également poursuivie autour des Violences Basées sur le Genre (VBG) et du féminisme.
Animée par Mme Andréa Aziabou, juriste et formatrice, cette séance a permis aux jeunes filles de mieux comprendre les VBG ainsi que le féminisme comme mouvement. Les échanges ont également mis en évidence le rôle de ces connaissances dans leur développement personnel et la construction de leur avenir.
« Il y en a qui ne savaient pas ce que sont les VBG, il y en a qui ne savaient pas concrètement ce qu’est le genre. Au vu des exercices que nous avons eus à faire, je pense qu’elles sont reparties avec des notions très consolidées sur les thématiques que nous leur avons présentées », a expliqué la formatrice.
La Directrice exécutive de l’IFD, Mme Totine Kolani, s’est réjouie de la mobilisation et de l’engagement des participantes. Selon elle, « les échanges au cours de la formation témoignent d’une réelle volonté de ces jeunes féministes de s’impliquer dans la promotion des droits des femmes et dans le développement du mouvement féministe dans la région ».

Comme actions futures, l’IFD prévoit notamment d’organiser une campagne de sensibilisation dans les centres de formation professionnelle. L’organisation entend ainsi élargir son action aux jeunes en formation professionnelle, considérant que les violences basées sur le genre peuvent également les toucher, au même titre que les élèves et les étudiantes.
Pour rappel, l’atelier s’inscrit dans le cadre du projet « Appui à l’engagement continu du pool des jeunes filles activistes féministes dans le cadre de la lutte contre les VBG au Togo », soutenu par l’IPBF, à travers le Fonds Pananetugri.
Larissa KUEGAH






